#Curiosité 28 : j’ai oublié de faire la toilette de ma planète
Pour rappel :
CHAPITRE V
Chaque jour j’apprenais quelque chose sur la planète, sur le départ, sur le voyage. Ça venait tout doucement, au hasard des réflexions. C’est ainsi que, le troisième jour, je connus le drame des baobabs.
Cette fois-ci encore ce fut grâce au mouton, car brusquement le petit prince m’interrogea, comme pris d’un doute grave:
- C’est bien vrai, n’est-ce pas, que les moutons mangent les arbustes ?
- Oui. C’est vrai.
- Ah! Je suis content.
Je ne compris pas pourquoi il était si important que les moutons mangeassent les arbustes. Mais le petit prince ajouta:
- Par conséquent ils mangent aussi les baobabs ?
Je fis remarquer au petit prince que les baobabs ne sont pas des arbustes, mais des arbres grands comme des églises et que, si même il emportait avec lui tout un troupeau d’éléphants, ce troupeau ne viendrait pas à bout d’un seul baobab.
L’idée du troupeau d’éléphants fit rire le petit prince:
- Il faudrait les mettre les uns sur les autres…
Mais il remarqua avec sagesse:
- Les baobabs, avant de grandir, ça commence par être petit.
- C’est exact ! Mais pourquoi veux-tu que tes moutons mangent les petits baobabs ?
Il me répondit: “Ben! Voyons!” comme s’il s’agissait là d’une évidence. Et il me fallut un grand effort d’intelligence pour comprendre à moi seul ce problème.
Et en effet, sur la planète du petit prince, il y avait comme sur toutes les planètes, de bonnes herbes et de mauvaises herbes. Par conséquent de bonnes graines de bonnes herbes et de mauvaises graines de mauvaises herbes. Mais les graines sont invisibles. Elles dorment dans le secret de la terre jusqu’à ce qu’il prenne fantaisie à l’une d’elles de se réveiller. Alors elle s’étire, et pousse d’abord timidement vers le soleil une ravissante petite brindille inoffensive. S’il s’agît d’une brindille de radis ou de rosier, on peut la laisser pousser comme elle veut. Mais s’il s’agit d’une mauvaise plante, il faut arracher la plante aussitôt, dès qu’on a su la reconnaître. Or il y avait des graines terribles sur la planète du petit prince… c’étaient les graines de baobabs. Le sol de la planète en était infesté. Or un baobab, si l’on s’y prend trop tard, on ne peut jamais plus s’en débarrasser. Il encombre toute la planète. Il la perfore de ses racines. Et si la planète est trop petite, et si les baobabs sont trop nombreux, ils la font éclater.
“C’est une question de discipline, me disait plus tard le petit prince. Quand on a terminé sa toilette du matin, il faut faire soigneusement la toilette de la planète. Il faut s’astreindre régulièrement à arracher les baobabs dès qu’on les distingue d’avec les rosiers auxquels ils ressemblent beaucoup quand ils sont très jeunes. C’est un travail très ennuyeux, mais très facile.”
Et un jour il me conseilla de m’appliquer à réussir un beau dessin, pour bien faire entrer ça dans la tête des enfants de chez moi. “S’ils voyagent un jour, me disait-il, ça pourra leur servir. Il est quelquefois sans inconvénient de remettre à plus tard son travail. Mais, s’il s’agit des baobabs, c’est toujours une catastrophe. J’ai connu une planète, habitée par un paresseux. Il avait négligé trois arbustes…”
Et, sur les indications du petit prince, j’ai dessiné cette planète-là. Je n’aime guère prendre le ton d’un moraliste. Mais le danger des baobabs est si peu connu, et les risques courus par celui qui s’égarerait dans un astéroïde sont si considérables, que, pour une fois, je fais exception à ma réserve. Je dis: “Enfants! Faites attention aux baobabs !” C’est pour avertir mes amis d’un danger qu’ils frôlaient depuis longtemps, comme moi-même, sans le connaître, que j’ai tant travaillé ce dessin-là. La leçon que je donnais en valait la peine. Vous vous demanderez peut-être: Pourquoi n’y a-t-il pas, dans ce livre, d’autres dessins aussi grandioses que le dessin des baobabs ? La réponse est bien simple: J’ai essayé mais je n’ai pas pu réussir. Quand j’ai dessiné les baobabs j’ai été animé par le sentiment de l’urgence.
L’extrait et les images viennent de là.
Curiosité #27 : le Monument de la Renaissance africaine pas si porteur que ça
Le « monument de la Renaissance africaine », c’est ce colosse sorti de l’imagination de l’ex-Président sénégalais Abdoulaye Wade, qui surplombe depuis 2010 Dakar depuis les mamelles, deux petites collines qui portent bien leur nom au nord du centre-ville.
Le monument pointe au nord-ouest, dans l’exacte direction de la Statue de la Liberté, qu’il dépasse de quelques mètres, symbole d’un passage de relai et d’un continent qui se lève, nous explique notre guide qui a plus l’air de réciter une leçon soigneusement apprise que de croire à ce qu’il dit.
Construit pour quelque 20 millions d’euros, le chantier a défrayé au-delà des frontières sénégalaises une chronique nourrie sur l’absurdité de pareil investissement quand les urgences de développement sont autrement plus pressantes dans tous les autres secteurs de la société.
Plus que l’investissement en lui-même, ce sont ses conditions de réalisation qui ont choqué, et à juste titre : la réalisation a été confiée à une entreprise nord coréenne (les ouvriers sont encore en contrebas de la colline dans des baraquements) contre cessation de vastes superficies de terrains à 1/1000 de leur prix de marché, et les subsides de l’exploitation du domaine touristique iront pour 30% dans la poche d’Abdoulaye Wade qui s’est arrogé la propriété intellectuelle de l’œuvre.
Problème, personne ne vient. Ce qui devait servir de Tour Eiffel local n’attire jusqu’à présent quasiment personne, alors que le petit phare décrépit logé sur la mamelle d’en face, vieux de plus de 100 ans, fait lui salle comble tous les jours. La preuve, hier, on était bien 5 à se presser aux portes étroitement gardées qui donnent accès au colosse de cuivre rempli de béton.
A une salle de presse qui ne sert pas, succède un salon designé par Viviane Wade, l’ex-Première Dame, qui n’a servi que le jour de l’inauguration où les présidents invités sont venus remettre des présents : ici une échelle de Dogan du Ghana, là un masque Kran du Libéria, et à ma droite un masque des cultures du Burkina Fasso.
Pour un contre-point intéressant à mes sarcasmes et à ceux de le presse occidentale, ici. Et tout espoir d’exploitation commerciale plus fructueuse n’est pas perdu, le nouveau ministre du tourisme, Youssoun N’Dour, est notamment attendu sur ce point.
Curiosité #26 : achat de conscience
Apeurés de perdre leur bien, l’imagination des puissants est sans fin pour détourner la sincérité d’un vote démocratique. Au Sénégal, le vote du 25 mars a été un succès indiscutable, qui a vu la victoire du challenger Macky Sall, face au libéral au pouvoir depuis 12 ans, Abdoulaye Wade. Seul hic, “les achats de conscience” ont été utilisés dans plusieurs endroits du pays le jour du scrutin.
La pratique est simple : mettez quelqu’un devant l’entrée d’un bureau de vote, chargé d’une valise de billets, et demandez à des rabatteurs d’informer tout électeur que s’il ramène tel ou tel bulletin à la sortie, il empochera un biffeton.
Exemple au centre de vote HLM C et D à Dakar le 25 mars en début d’après-midi : un quatre-quatre de marque allemande se gare pile à la sortie du bureau de vote, entouré de “nervis”, les hommes de main du parti libéral donné perdant. A l’intérieur, une femme d’un certain âge est confortablement installée. C’est une ancienne responsable du parti socialiste, qui a viré de camp avec la victoire du Pds (parti libéral d’Abdoulaye Wade) en 2000.
Les gros bras entourent donc le véhicule, et commencent à s’approcher des électeurs. “Macky Sall, hein ? Le bulletin de Macky Sall”, disent-ils à quelques électeurs venus voter. Le prix d’un bulletin ce dimanche est fixé à 10 000 FCFA (15,2 euros) ; ce qui fait beaucoup lorsque l’on sait que le PIB moyen par habitant est de 500 000 FCFA à l’année (763 euros). Et c’est une moyenne qui cache d’insupportables disparités.
Voilà donc le petit manège qui s’agite, les gros bras qui demandent au journaliste toubab que je suis “de laisser le Sénégal tranquille”. Les observateurs sentent bien que la présence du véhicule n’est pas souhaitable, certains collègues journalistes ôtent leurs vestes de presse pour mieux pouvoir s’approcher incognito du véhicule et prendre quelques photos.
Au bout d’une trentaine de minutes, et sûrement moins d’une dizaine de bulletins achetés, la voiture finit par s’en aller jugeant que la mascarade devient grossière, et que les policiers qui gardaient l’accès du centre de vote finiraient peut-être par réagir.
De toute façon, la démarche ne peut pas atteindre ses fins, puisque cela impliquerait d’acheter six millions d’électeurs, et à 15 euros l’unité ça commence à faire un paquet de pognon.
Deuxio, le présupposé de la tricherie est faillible puisque il suffit de se baisser dans l’isoloir pour ramasser dans la corbeille un double du bulletin qu’on ne se sera pas privé de glisser dans l’enveloppe.
Comme l’ont dit les missions d’observation de l’Union Européenne ou de l’Union Africaine, cette pratique a été signalée dans le deux camps en lice pour la victoire, un peu partout dans le pays, mai seulement par petites touches.
Un électeur averti en vaudra deux.
Curiosité #25 : Dakar en argentique [Dakar with silver film]
Ils ont dû me prendre franchement pour un Martien les pêcheurs de Ngor en cette fin d’après-midi en me voyant courir au milieu d’eux. Ngor, c’est une partie de Dakar située au nord-ouest de l’hyper-centre, au nord-ouest de l’aéroport Senghor, où se concentre toute l’activité de pêche.
Sans même le savoir avant d’y aller, il n’y a aucun doute. Et même un soir, veille d’élection, tout ce beau monde est affairé à sortir les bateaux bariolés (jaune, bleu, vert) de l’eau en faisant rouler les coques sur de gros bidons en fer rouillé, à couper les poissons fraîchement péchés pour les manger le soir même en famille, ou les vendre demain sur les petits étales qui s’improvisent partout dans la ville.
Les charrettes qui permettent à d’autres de ramener la cargaison à leur famille s’alignent le long de l’eau. La plage est d’ailleurs recouverte de poissons à demi mort, le tout dans une douce odeur qui n’empêche pas les travailleurs de la mer de se faire un petit thé - ataya - et de se marrer au passage du petit blanc qui en chie pour finir sa course à pied.
“ça va la journée, tout va bien ?” me dit l’un d’eux.
Je lève le pouce avec la banane, et je continue mon chemin.
Qu’elle est riche en enseignements cette période de l’entre-deux-tours. Hasard du calendrier, France et Sénégal ont des échéances électorales quasiment à la même date : le Sénégal choisit son président ce dimanche, alors que la France ce sera pour avril / mai.
Mais quel monde sépare les deux pays dans leurs pratiques électoralistes ! Emblème des emblèmes, le Ndiguël. C’est ce que les british appelleraient un endorsement, et ce que nous français nous appelons plus sobrement un soutien. Si, si, vous savez Hervé Morin ou Christine Boutin qui sont rentrés la queue entre les jambes au mangeoire sarkozyste.
Et bien, ici, au Sénégal, c’est le président sortant, Abdoulaye Wade, pris de panique devant le murmure qui l’annonce perdant, et bien décidé à ne pas laisser son fauteuil avec la classe de celui qui lui avait transmis, qui cherche à obtenir endorsements, soutiens, Ndiguël. [Abou Diouf en 2000 avait appelé Wade pour lui dire “tu es le nouveau président du Sénégal” alors que ce dernier, combattant dans l’âme, se voyait déjà aller prendre le palais présidentiel le lance-flammes à la main.]
Lui ne laissera pas le fauteuil avec tant de classe. Mais avant d’en arriver là, il s’agite le “vieux” : valises de billets et déplacements s’enchaînent pour obtenir des marabouts et autres cheikhs un soutien public qui est synonyme de ralliements massifs de voix puisque ces autorités religieuses ont une influence énorme sur la population.
Jusqu’à présent, Wade fait quasiment chou blanc et ne parvient pas à rallier à sa cause les deux principaux cheikhs des deux confréries les plus importantes au Sénégal, Mourides et Tidianes.
Vous me direz qu’un raout de la taille de Villepinte coûte aux deniers UMP la modique somme de 800 000 euros (je suppose qu’au PS ça doit être similaire, et faudrait voir combien à débourser Mélenchon pour sa petite fête à la Bastille), et que la logique est similaire.
Rendez-vous le 26 mars au matin à Dakar, et le 7 mai au matin à Paris, pour voir ce que vaut ici et là “l’achat des consciences”.
Tu sais la préoccupation de la plupart des Sénégalais, chaque jour, c’est de trouver à manger. S’ils ont un petit billet, ça leur fait deux jours. Ils sortent et trouvent ce qu’ils peuvent s’offrir. Les autres vont voir la famille et les amis le temps de dépanner. Et la vie continue.
Grand sourire.
Curiosité #19 Versailles en argentique un 25 décembre au matin
Il m’a fallu bien du temps, et de nombreux voyages, pour réaliser que la curiosité qui crépite en soi en plein milieu d’Oulan Bator, en Mongolie, marche tout aussi bien à 200 mètres de son paillasson. Application à Versailles, un 25 décembre au matin, et en mus…euh non, et en argentique s’il vous plaît ; les lettres allemandes passent à l’heure sénégalaise bientôt.
Curiosité #18 : « Geçekondu », la petite maison dans Berlin.
Bethaniendamm Strasse, Berlin. La petite sonnette affublée du nom de “Kalin” n’aurait rien de fascinant si n’était l’histoire de la maisonnette qu’elle invite à découvrir. En Turc, on l’appelle « Geçekondu », ou une petite maison construite en bordure d’agglomération et ce en toute illégalité. Celle-là, à Berlin, est emblématique de ce que représente la capitale allemande aujourd’hui.
Berlin, résumé sommairement, est le haut lieu de vénération d’une histoire moderne récente. On fêtait les 50 ans de la chute du mur le 13 août dernier, et de nombreuses rues s’habillaient de panneaux rappelant aux passants ce que la séparation de la ville impliquait au quotidien pour ses habitants. Berlin, c’est aussi le phare d’une conception, plus ou moins naïve et utopiste, alternative et libérée de l’existence. Berlin, enfin, comme le reste de l’Allemagne dans une moindre mesure, est terre d’immigration – turque au premier chef.
Autant de traits, dont la petite maison située non loin de la Ostbahnhof fait une esquisse tant improbable qu’étonnante. M Osman Kalin émigre de la ville de Yozgat en Anatolie en 1963. Son parcours l’emmène en Autriche, puis en Allemagne à Stuttgart et Mannheim. Berlin en 1980. La ville n’est pas une découverte intégrale pour lui, en 1943 il servait sur un navire marchand assurant l’approvisionnement en concombres sur le vieux continent.
Une fois sur place, dans le prolongement du Schillingbrücke et à deux pas de l’église Saint Thomas, dans un appartement qu’il partage avec sa femme juste devant le mur qui coupait l’artère en deux dans la largeur, M. Kalin s’aperçoit vite d’un espace laissé à l’abandon. Un îlot directionnel que les habitants des environs ont pris pour dépotoir. Situé physiquement à l’ouest du mur, l’espace n’en appartient pas moins à l’est. Au moment de la construction du mur, par manque de béton disponible, il n’était pas rare que les ouvriers aillent au plus droit.
Le vieux monsieur, désireux de récréer un potager tel que celui qu’il avait connu dans sa ville natale, décide donc de nettoyer l’espace et d’y planter ses tomates et ses choux. Pas la peine de dire que l’initiative n’a pas été du goût des gardes-frontières de l’Est, en charge de l’espace qui dans la cadastre était la propriété du régime. Et s’il s’agissait d’un tunnel de sortie pour l’Ouest maquillé sous des dehors paysagers ? L’histoire, qui prend déjà une ampleur de légende dans les pages du Faz par exemple, veut que devant les gardes venus lui dire de replier son bardas, M. Kalin jeta ses papiers aux pieds des représentants de l’autorité. Une discussion salée plus tard et le jardinet fut toléré bon gré mal gré.
Une tolérance dont le vieillard a profité, pour le moins que l’on puisse dire, à plein. Car en plus d’y avoir fait pousser des fruits et des légumes toujours plus nombreux (tomatiers, choux verts, citrouilles, abricotiers, cerisiers), le vieillard a bâti. En prenant appui sur l’arbre planté là, c’est une maison de deux étages qui est sortie de terre. Pour y arriver, tout était bon à prendre : caillebotis, résistance des frigidaires usagés, des planches d’armoires, des clôtures de chantier…Il veut meubler aussi, mais les premiers fauteuils, tables et autres qu’ils laissent en extérieur se font piquer. A que cela ne tienne, il bétonne le tout au sol.
Avec la chute du mur, la donne change radicalement. D’un recoin de la zone ouest qui ne gêne pas, la cabane se trouve au cœur d’un Berlin réunifié. Et, en plus, les nouvelles autorités veulent restaurer. Seul un changement de circonscription et le soutien du voisinage sauvent la drôle de cabane. Ces derniers l’aident aussi pour l’approvisionnement en eau ; M. Kalin s’étant dans un premier temps lui-même raccordé aux conduites d’eau, ce que d’autres gardes, ceux des services municipaux de l’eau, n’ont cette fois-ci pas toléré.
Aujourd’hui, la petite maison se transforme en attraction touristique – pour s’en convaincre suffit-il de voir les deux panneaux dont le fils de M. Kalin a habillé les façades. Objectif : tirer une petite rente du destin hors norme de son père. Comble de l’histoire : M. Kalin a un frère, avec lequel il s’est disputé sur la légitime propriété de l’un et de l’autre sur le bout de terre. Faute d’accord, les deux hommes ont séparé l’espace en deux. Un grillage leur sert de mur.
Il ne s’agit ni d’un pas de sorcellerie pour supplier la venue de la pluie, ni d’une introduction à une danse bavaroise post Fêtes de la bière. Si vous deviez vous faire interpeller d’un “Chaka” par un allemand, restez souple et décontracté, et ne croyez pas à un résurgence de gênes vandales enfouis dans la culture du voisin européen d’aujourd’hui. En fait, le petit mot est un encouragement : “Schafft es” (“on va y arriver”), ce qui donne en langage populaire : “Chaka !”
Ne vous étonnez pas de voir associer au nom d’un Allemand son ou, pour les plus assidus d’entre eux, ses titres de doctorat - Dr pour Doktor. Et il ne s’agit que rarement du médecin, qui lui porte le doux nom d’Arzt.
En fait, ce titre honorifique, une fois reçu, appartient de manière légale au nom de la personne. L’oubliez, c’est donc lui faire gravement offense. On vous fera d’ailleurs très vite la remarque.
Détail d’importance, le sobriquet se doit d’être répété autant de fois qu’il a été reçu. Il y en a qui ont trois doctorats, oui oui.
Tu m’insultes ?
Non c’est le nom de Fifi Brindacier en allemand, pippi langstrumpf ; traduction quasi littérale de son nom d’origine suédoise.
T’as de la chance.
Curiosité #14 : Pendant un mois le cinéma Babylon à Berlin organise une rétrospective ambitieuse des films de Charlie Chaplin. Tous ses classiques, et moins classiques, sont diffusés (Le les temps modernes, le Kid, La ruée vers l’or…). Pour ouvrir la série, le cinéma organisait une projection publique sur écran géant organisée devant la porte de Brandebourg. Un concentré de grâce et d’humour qui avait un écho tout particulier à cet endroit. Grandiose.